Construction bois, terrasse, pergolas…

Une nouveauté au printemps 2019, la Bêche et la Brouette se développe et agrandit son champ de compétence.

En effet, nous prenons la suite de l’entreprise Gallioz et M Gallioz nous rejoindra pour assurer pendant quelques mois la transition, la passation des compétences et des connaissances.

Nous allons ainsi développer les constructions bois et composite avec tout ce qui concerne les terrasses, pergolas, claustras, abri de jardin, carport…

Nous vous invitons d’ors et déjà à découvrir le travail de qualité qui est le sien, et que nous ferons perdure au sein de La Bêche et la Brouette, via le site de l’entreprise Gallioz.

@ bientôt

Recyclage de l’eau pour les toilettes

Chez La Bêche et La Brouette, on ne se contente pas de réfléchir à des solutions écologiques au jardin. On réfléchit aussi à ce que l’on peut faire dans la maison !

C’est ainsi qu’est venue l’idée de tester la récupération de l’eau de la douche pour les sanitaires.

Un peu de travail intellectuel, quelques matériels et matériaux et je me suis lancé dans les travaux !

Ici, la chance permet de récupérer l’eau par gravité, la salle de bain étant à l’étage. L’eau passe à travers un filtre (filtre récupéré d’une piscine auto-portante) avant d’arriver dans un réservoir qu’il faut adapter au besoin de la maison. 
La moyenne est d’environ 36 l/jour/personne pour le seul usage des toilettes. Cela peut être un peu plus si vous travaillez chez vous ! Une consommation d’eau impressionnante, n’est-ce pas ?!

Nous avons donc pris un réservoir de 300 litres, ce qui nous permet de couvrir aisément nos besoins en eau pour les sanitaires, y compris lorsque l’on reçoit du monde. Le réservoir est couplé à un surpresseur qui renvoie l’eau dans chacun des deux toilettes par un réseau d’eau distinct.

Et voilà, le tour est joué !

Pour plus de détails :
– le coût de l’installation est d’environ 300 € en matériel avec 2 jours de travaux. Le retour sur investissement se fait donc, pour nous, en 1,5 an. L’eau est chère dans notre secteur et j’ai fait les travaux moi-même. Cela aurait donné 4,5 ans en terme de retour sur investissement en faisant faire les travaux. Je n’y intègre pas le coût de l’électricité du surpresseur (environ 7c par m3) car c’est un coût marginal.
– pourquoi prendre l’eau de la douche et non celle de pluie ? Alors, pour deux raisons : 
* La première est celle de la pénurie d’eau en été. Nous avons 15 000 l de réserve d’eau pour alimenter notre potager, la serre et le jardin en général. L’an dernier cette réserve était vide dès la mi-juin et elle n’a commencé à se remplir que mi-octobre. En effet entre mi-avril et mi-octobre, nous n’avons eu que 30 mm de pluie…
* La seconde est réglementaire. Si l’on utilise l’eau de pluie pour les sanitaires, il faut ajouter un second compteur d’eau, car l’on ajoute de l’eau dans « le circuit », eau qui doit donc être re-traité. Et pour pouvoir payer le traitement, il faut savoir quelle quantité est ajoutée. Je trouve cela regrettable, car c’est un frein énorme à l’utilisation de l’eau de pluie pour des besoins qui ne nécessite pas d’eau potable (toilette, machine à laver…) Inversement, l’eau que vous utilisez pour l’arrosage de votre jardin n’est pas décomptée de votre facture alors qu’elle n’est pas re-traitée ! Mais c’est un autre débat. Dans notre cas, l’eau qui sort de la maison est en même quantité que celle qui entre, nous sommes donc réglementairement dans les clous.

A terme, j’aurais souhaité mettre une phyto-épuration pour récupérer toutes les eaux de la maison, pour un bassin, pour l’arrosage de toutes les plantes non comestibles… Mais là encore la réglementation ne me le permet pas du fait de la présence du tout à l’égout.

Alors si vous avez des projets, des envies qui sortent un peu de l’ordinaire, n’hésitez pas à venir nous en parler !

La planète et votre portefeuille vous disent « merci » !