Phyto-épuration

En partenariat avec Pascal Baslé, entreprise Bien Vivre avec l’Eau, nous réalisons l’installation de phyto-épuration.

Un petit rappel de ce qu’est la phyto-épuration; c’est un procédé de traitement des eaux usées domestiques autorisé en France officiellement depuis 2009 pour des habitations allant jusqu’à 20 équivalents habitants et faisant appel aux plantes.

Deux types de phyto-épuration existent, celle dite pour les eaux vannes, soit toutes les eaux usées de la maison, et celle dite pour les eaux grises (eaux vannes moins les toilettes). La différence va se situer dans la mise en place de 2 bassins dans le cas des eaux vannes, un dit vertical (traitement filtrant de l’eau) et un dit horizontal (traitement épurant de l’eau). Pour les eaux grises, seul le bassin horizontal est installé, la filtration étant réalisée à l’aide d’un filtre à paille ou d’un filtre mécanique simple (grille, grillage…).

La phyto-épuration est un procédé fonctionnel qui permet en sortie de filière la réutilisation de l’eau dans un bassin à poisson, pour l’arrosage du jardin (attention l’arrosage du potager est déconseillé) ou encore pour la réutiliser pour alimenter les toilettes de la maison ou d’autres applications encore. A défaut de réutilisation, l’eau est rejetée dans le milieu (fossé, drain) avec des taux de contaminations (bactéries, azote, phosphore) généralement inférieurs aux autres systèmes d’assainissement. L’installation de phyto-épuration n’est pas possible dans tous les cas, n’hésitez pas à nous contacter pour une visite préalable.

De plus la phyto-épuration peut être intégrée de manière paysagère dans votre jardin, couplée ou non à un bassin décoratif.

Voici ci-dessous des éléments de différents dossiers déjà traités par nos soins.

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AMO: Gestion différenciée des espaces verts

Nous pouvons également vous accompagner dans la mise en place de la gestion différenciée de vos espaces verts ainsi que dans le cadre de la politique dite de « Zéro-phyto ».

Une méthode, une démarche, un outil.

La gestion différenciée est un outil permettant de ne plus considérer l’espace communal comme un tout, mais au contraire comme un ensemble d’espaces individuels, ayant chacun leurs fréquentations, leur buts visuels, leurs usages et donc les moyens humains et techniques qui leur sont affectés. Cette gestion est une façon de conduire les espaces verts, en milieu urbain, consistant à ne pas appliquer à tous les espaces verts la même intensité ni la même nature d’entretien.

La gestion différenciée proposera que certains espaces moins fréquentés, aux sols plus fragiles, ou écologiquement précieux soient laissés à eux-mêmes, fauchés ou extensivement pâturés. Ces préconisations sont faites afin d’y conserver des habitats pour la faune et préservant ainsi la biodiversité et une plus grande diversité de paysages. Cette forme de gestion a pour but de conserver l’intérêt écologique d’un espace vert, tout en permettant un développement en adéquation avec l’utilisation du site.

Ce n’est donc pas une méthode d’entretien par défaut, mais la mise en place dans un service d’un programme commun. Cette méthode permet à chaque agent de savoir comment entretenir un espace en prenant connaissance de l’utilisation de l’espace vert et du cahier des charges afférent.

La gestion différenciée des espaces urbains et naturels s’inscrit dans les principes du développement durable. Cette gestion découlant d’une politique communale globale, elle permet de répondre à des enjeux de natures différentes.

Les enjeux de la gestion différenciée

Enjeux sociaux Enjeux environnementaux Enjeux économiques Enjeux culturels
  • Améliorer le cadre de vie des habitants en mettant à leur disposition une diversité d’espaces.
  • Éduquer le grand public à l’environnement.
  • Favoriser l’autonomie des agents.
  • Préserver et enrichir la biodiversité des espaces naturels.
  • Limiter les pollutions : réduction des produits phytosanitaires.
  • Gérer les ressources naturelles: valorisation des déchets verts, économie de la ressource en eau.
  • Il est important de favoriser le retour du patrimoine paysager pour favoriser les écosystèmes existants et la biodiversité.
  • Faire face à des charges de fonctionnement de plus en plus lourdes dues à l’augmentation des surfaces.
  • Optimiser les moyens humains, matériels et financiers.
  • Maîtriser les temps de travaux.
  • Adapter le matériel (faucheuse, broyeur…).
  • Valoriser l’identité des paysages communaux.
  • Mettre en valeur les sites de prestiges et patrimoniaux.
  • Diversifier et transmettre le savoir-faire et l’art du jardinier.

L’idée est donc de travailler véritablement en lien avec les gestionnaires des espaces avec ceux qui les entretiennent pour une amélioration tant de la gestion que des conditions de travail des agents, et des conditions de vie des riverains.

Voici un exemple de fiche actions pouvant être mises en place. Cet exemple est pris dans la commune de Pacé à l’ouest de Rennes.

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Mi-février

Entre la fin janvier et la mi-février, il n’y a pas de grand changement, c’est toujours l’hiver. Très souvent, le mois de février est plus froid que janvier, il faut alors penser à protéger les espèces les plus fragiles. Cela peut se faire avec de la paille, des voiles d’hivernages…

Comme en janvier, on peut toujours récolter les légumes plantés en automne, soit les endives, les oignons, les différents choux et les poireaux. Certaines mâches et chicorées, ainsi que quelques carottes et du persil pourront également être récupérées si elles ont été protégées du gel.

Après les premiers semis de janvier, on remet cela en châssis ou en pleine terre. Les châssis doivent toujours être ouverts quelques heures par jour, les jours de beau temps aux températures non gélives pour favoriser leur aération et éviter la condensation. On profitera aussi pour désinfecter les pots, les tuteurs, les jardinières avec un peu d’eau et d’alcool. On n’oubliera pas les outils qui sont aussi des grands transmetteurs de maladies!

En semis on retrouvera:

  • En châssis:
    • aubergine
    • basilic
    • catalogne
    • céleri
    • chicorée
    • chou cabus
    • concombre
    • fenouil
    • laitue
    • oignon
    • pastèque
    • poireau
    • poivron
    • tomate
  • en pleine terre
    • ail
    • oignon
    • pomme de terre
    • bette à cardes
    • carotte
    • chicorée
    • épinards
    • fève
    • laitue
    • mâche
    • persil
    • pois et pois chiches
    • radis

On remettra, si cela n’a été fait avant, une couche de fumier et une couche de paillage qui enrichiront le sol et nous faciliterons le travail en tuant les mauvaises herbes, ce qui nous diminuera le travail du sol à faire au printemps. On continuera d’y additionner la cendre de la cheminée pour l’apport en potassium.

Au jardin d’ornement, je vous renvoie déjà sur l’article de janvier pour y consulter les différents conseils qui restent d’actualité!

Dans les nouveautés, c’est la fin de l’hiver et nos amis les oiseaux peuvent avoir de plus en plus de difficultés à se nourrir, c’est l’heure alors de sortir les mangeoires (surtout en cas de neige ou de fort gel) et d’y mettre des graines les aidant à finir l’hiver. On peut aussi commencer à mettre à disposition des nichoirs qui serviront au printemps!

Pendant les belles journées et s’il n’y a pas de gel prévu pendant quelques jours, c’est l’occasion de semer les premières plantes à fleurs (pois de senteur, pied d’alouette, pavots, sauge, œillets d’inde, impatiens). En cas de gel ou pour être sûr de ne pas avoir de casse sur des gelées à venir, le mieux est de semer en petits pots dans la véranda ou en serre hors gel, nul besoin de chauffer!

C’est l’heure aussi de planter les bisannuelles en godets (pensées, primevères, myosotis…).

En ce qui concerne la taille, on finit celle des pommiers et des poiriers pour attaquer ensuite les petits fruitiers tels que les groseilliers, framboisiers ainsi que d’autres espèces plus sensibles tels que les pêchers, toujours en évitant les périodes de gel!

C’est enfin le moment de multiplier les plantes que l’on apprécie tels que les coléus, impatiens, dahlias, chrysanthèmes.